L’automne revient : Les châtaignes et plus particulièrement celles du genre Aesculus. Il y en a un blanc et deux rouges juste à côté de chez nous. Le marron blanc est l’Aesculus hippocastanum (hippo dans le nom de l’espèce fait référence au cheval).

Le rouge est l’Aesculus x carnea. Le x fait référence à un croisement et dans ce cas entre l’hippopotame blanc et le pavie rouge. Le rouge fleurit plus tard mais cela permet de profiter plus longtemps de la floraison des châtaignes. Et pas seulement cela, mais aussi les chauves-souris qui, au crépuscule, chassent les insectes autour des arbres et les papillons de nuit qui viennent chercher le nectar des fleurs. Il y a toujours de la vie dans le jardin.

C’est pourquoi nous aimons faire de petites scènes sur des pierres plates ou d’autres endroits. Qui n’a pas cherché dans son enfance les fruits brillants du marron d’Inde ? Selon un vieux livre de plantes médicinales, les fruits du marron d’Inde aideraient à lutter contre les varices dans les jambes. Gardez un ou deux marrons d’Inde dans votre poche et laissez-les faire leur travail.  

J’avais ratissé toutes les feuilles qui étaient déjà tombées en tas sous le marronnier blanc (vous pouvez voir le tas sur l’autre photo en haut de l’article sur la page du blog). Il est resté ainsi tout l’hiver. C’est toujours agréable pour les insectes ou les petits animaux comme les hérissons de s’y cacher ou d’hiberner au chaud et au sec. Lorsque le printemps est arrivé, un certain nombre de châtaignes qui avaient été ratissées avec les feuilles se sont avérées avoir germé. J’ai compté jusqu’à six nouveaux plants. Heureux comme toujours de ce genre de réponse de la nature à des conditions favorables, j’ai laissé les jeunes pousses pendant un an pour qu’elles grandissent d’abord. Cinq sont restés et je les ai transférés dans un autre endroit il y a quelques mois pour qu’ils continuent à grandir. Lorsqu’ils auront atteint un demi-mètre de haut, ils iront s’installer sur leur propre terrain pour devenir des arbres.